Roman : Chapitre 4

    Le messie et le policier-poète allèrent dans un bar. Les heures étaient. L’amertume de la teneur riche en fruit de ce cocktail lui - au policier-poète - resta en travers de la gorge. La rencontre lui déplu. Il était rancunier et eut des visions. L’incongruité de l’épilation de son sexe rougeâtre le força à clore ses paupières et sa braguette avec la fermeture éclair. Il sortit de la salle vide de sens avec son ami. Le problème de la lettre arrivait. « Je dois te raconter une histoire » dit-il, ivre. « Le gros rat gronda sur le tonnerre, et le tonnerre se braqua. Ce tableau décrypté dans un cadre sans profit fit des ravages. La grosse et noire sœur du rat énervé ne se fit pas prier (elle avait en fait des prions). Son frère lui hurla de se garer droit, mais trop tard. Elle rata sa manœuvre et roula sur l’or. Dès lors, leur vie se résuma à avaler des couleuvres grossissantes comme des ruptures éternelles. Leurs pleurs prirent peur et vainquirent. Les rats devinrent carmins puis verts, et oranges. Ils sniffèrent du poivre pour résorber la tumeur. Cette terrible histoire fit - à défaut de couler de l’encre - couper des arbres. Non pas des Azhars mais exclusivement des Hêtres. Les Hêtres se transformèrent en papier à lettre. Les déracinant, l’histoire était écrite sur les lettres. Ainsi, vous comprenez comment naquit les problèmes de l’Hêtre. Il n’en existe plus aucun. L’Hêtre devenu lettre avec les temps durs. On distribua les lettres aux quatre coins des murs de la salle vide de sens autant que de sentiment. Les nouvelles mœurs ameutèrent les pragmatistes en pleine crise de priapisme. Cette histoire aux allures de sueurs froides se fit cryogéniser pour réapparaître à la bonne heure dans toute sa splendeur. La voilà que je te la raconte, maintenant que je suis gris. » Le rouge sévit sur sa figure. La rareté pris plus de valeur qu’on le crut et son prix demeura inconnu. « Difficile de dire des vérités dans la sobriété, bois mes paroles comme on boit de la grêle. Il faut attendre, il faut attendre, il faut t’attendre. » Le policier-poète mal armé s’alarma, repris ses plusieurs esprits éparpillés comme des trombones sur un bureau de secrétaire.
    Le reste de l’histoire, je l’ai bu puis oublié.